Portocolom, le secret de Majorque
Sur l’île de Majorque, la plus grande des Baléares, les lieux à découvrir ne manquent pas : sa petite capitale Palma, ses charmantes rues médiévales et sa cathédrale ; son littoral occidental bordé par la serra Tramuntana ; ses calas, figurant souvent au classement des plus belles plages d’Espagne… Lors d’un précédant voyage aux Baléares, j’ai choisi d’explorer la côte Est et découvert le charmant village de Portocolom. Je vous raconte cette étape authentique, et jamais très loin de la Méditerranée.
Un village né de la Méditerranée
Partie de Palma en autocar, il me faut une bonne heure et un changement pour rallier la prochaine étape de mon circuit à Majorque : Portocolom, situé au sud-est de l’île. Son surnom, Es Port (« le port »), donne le ton : le village est intimement lié à la Méditerranée. Au XIXe siècle, c’est grâce à elle que Portocolom doit sa prospérité. Et aujourd’hui encore, c’est elle qui fait vivre une économie locale, en grande partie basée sur le tourisme et la pêche artisanale.

Le charme de la vieille ville
Portocolom se divise en deux zones : la vieille ville et le port proprement dit. Je décide de commencer par la première, dont on dit qu’elle ne manque pas de charme. De fait, la jolie petite plaça de Sant Jaum, ombragée de pin et bordée d’une église couleur pain d’épices et de maisons coloniales aux tons pastel, est un bijou. Les rues alentour elles aussi sont ravissantes. Rafraîchies par une douce brise maritime, toutes alignent de pimpantes demeures aux volets verts, d’où s’échappent des mélodies de musique des Baléares.
Une légende tenace Le nom de Portocolom serait un hommage au navigateur Christophe Colomb, Cristóbal Colón pour les Espagnols. Né à Gênes en Italie, il serait originaire de la région de Portocolom. Une hypothèse hélas jamais prouvée mais que défendent ardemment les organismes touristiques locaux. |
Le port de Portocolom et ses llaüt
C’est presque sans le vouloir que j’atteins le petit port. Considéré comme l’un des plus beaux ports naturels de Majorque, ses maisonnettes sagement alignées contemplent la Méditerranée, abritant parfois de petits restaurants, où savourer les meilleures spécialités des Baléares.
En me baladant, j’aperçois de nombreuses embarcations caractéristiques des îles Baléares, les llaüt. Autrefois utilisés comme bateaux pour la pêche au chalut, ceux-ci ont peu à peu laissé place aux bateaux à moteur. Aujourd'hui, les llaüt, patrimoine culturel régional, ont avant tout un usage touristique. Alors pourquoi ne pas me laisser tenter par une petite promenade en mer, histoire de plonger un peu plus dans l’ambiance majorquine ?
En passant par le phare de Portocolom
De retour sur la terre ferme, je n'ai pas vraiment envie de quitter tout de suite le littoral. Je décide donc de faire la petite randonnée de la pointe des Crêtes (punta de ses Crestes). L’itinéraire est une boucle de 4,5 kilomètres environ, sans difficulté particulière. Il débute sur un petit parking, puis longe le littoral et de petite plage en jolie baie, rejoint le phare de Portocolom.
Édifié en 1863, il est aujourd’hui un spot incontournable pour les locaux comme pour les voyageurs. Et je comprends pourquoi en cette belle fin d’après-midi ensoleillée. Le coucher de soleil est l’un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir au cours de mon voyage aux Baléares. Au loin, le petit port s’embrase sous les feux du couchant dans un superbe jeu d’ombres et de lumières, concluant magnifiquement cette première journée de découvertes.

De plages en calas
Le lendemain, le soleil brille et le ciel est teinté d’un azur profond. La météo est donc idéale pour profiter des plages de Majorque, l’un des points forts de l’île. Et la collection de plages de Portocolom est impressionnante. Calas (criques) sauvages ; longues étendues de sable ; plages fréquentées par les amateurs de sports nautiques… : il y en a pour tous les goûts.
J’ai beaucoup aimé en particulier les plages situées au sud de Portocolom. Cala Marçal, très prisée des familles ; Cala Brafi, appréciée pour le snorkeling ; Cala Sa Nau et sa petite sœur Cala Midjana, moins fréquentée… La beauté de ces plages culmine dans le superbe Parc naturel de Mondragó, dont le littoral découpé s’échoue dans des eaux couleur émeraude. Cette fois c’est certain : il me faut revenir dans ce coin des Baléares.